Le CAC a clôturé le mois de février 2026 à 8 546 en hausse de 5% sur 2026, mais ce soir 04 mars on est à 8 190, soit au niveau de début janvier.
Idem pour l’Eurostoxx, le Footsie, le Nikkei, qui après un plus haut fin février sont de retour sur les niveaux de fin 2025.
Les marchés US, S&P et Nasdaq, le Dax allemand, l’Inde, la Chine, sont plus bas que fin décembre.
Le Brésil, la Corée, et l’indice MSCI World, sont en hausse encore sur 2026, environ 5%.

Le pétrole avait déjà pris 20% fin février, comme beaucoup de matières premières, mais en 5 jours il a bondi d’encore 15%, pour un baril de brent à 83$.
L’once d’or était à 4300 fin 2025, 5250 aujourd’hui – pas tellement différente de fin février.
Le bitcoin remonte depuis 5 jours, après sa grande correction de 40% sur 2026.

Les taux longs sont volatiles, mais là tout de suite, ils sont comme fin décembre. Le 10 ans US a oscillé entre 3,90 et 4,10.
Et le dollar remonte depuis 5 jours, alors qu’il était très à la peine. Un Euro vaut 1,16 dollar, contre 1,18 vendredi dernier.

Bref, toute cette liste pour prendre quelques repères, et mettre en perspective, du point du vue des marchés, les récents évènements : la guerre en Iran – Epic Fury – Bien sûr, c’est le nouveau sujet.
On a donc un flux net vers les valeurs refuges : dollar, obligations US, franc suisse, yen, et maintenant bitcoin…
Cela dit, nous avions prévu de faire le point macro sur la rotation sectorielle violente qui a précédé tout ça en février, et nous maintenons le focus sur ce sujet, avec de vrais effets sur vos portefeuilles. Les évènements militaires et géopolitiques ne servent qu’à appuyer ces points de rotation.

Les allocations en cours :
Toujours pas mal d’Europe, avec armement, santé, énergie et matières premières, moins d’US avec moins de techno.
Nous avions prévu des Emergents, évidemment la remontée du dollar et une éventuelle récession généralisée ne va pas les aider. Donc à saupoudre pour l’instant.
Coté taux, nous attendons. La plupart de nos fonds obligataires datés arrivent à échéance cette année 2026 ou en 2027, on est donc en duration courte, et nous souhaitons le rester, il sera toujours temps de basculer sur le prochain 5 ans, quand l’occasion de trouver du 6 ou 8% se manifestera. A 4-5% ça ne vaut pas le coup.

MACRO ECO PO

On a oublié, mais l’événement marquant il y a un mois, c’était la nomination du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh. Plutôt une bonne nouvelle, puisqu’il ne serait pas trop soumis à Trump, il est réputé avoir tenu des positions un peu fortes lors de son passage au conseil des gouverneurs de la Fed dans les années 2006 à 2011, où il était en charge de la liaison avec Wall Street. Ceci maintient la plupart des prévisions à 1 à 2 baisses de taux en 2026 aux US.

La guerre en Iran en deux mots de marchés = impact stagflationniste.
Pétrole plus cher – actifs refuges en hausse. Logique. Y compris dollar. On a beau envisager la dédollarisation du monde, si tout va mal, on se précipite dans les bras de Daddie US…
Noter que paradoxalement l’or n’a pas flambé. La hausse de l’or précédente parait alimentée par des flux plus économiques (banques centrales, dédollarisation).
Taux ? ben.. à court terme on craint l’inflation (hausse du pétrole et squeeze sur le commerce mondial, risque Ormuz), donc taux plus hauts. Mais si plus tard on se dirige vers une récession, au contraire on voudra des taux plus bas (baisse de la Fed et de la BCE, et fly to quality si les actions passent en bear market)
Actions – bien sûr de la volatilité, des zigzags, amplifiés dans les deux sens par les flux algorithmiques de notre époque moderne.

Mais surtout, l’occasion de parler du changement qui s’amorçait :

Les marchés entament 2026 avec une rotation profonde et violente, influencée par l’évolution du cycle de l’Intelligence Artificielle. Après plusieurs trimestres dominés par les grandes valeurs technologiques américaines, voici le temps du rééquilibrage.

1. Rééquilibrage en cours sur les marchés actions (sources Edram & Fidelity – 2 articles à lire)
Aux États‑Unis, les « 7 Magnifiques » ne mènent plus la danse :
Les petites capitalisations (Russell 2000) surperforment désormais le S&P 500.
Le cycle boursier de l’IA entre dans une phase plus mature : les annonces d’investissements colossaux —récemment Amazon ou Alphabet — sont sanctionnées lorsque la rentabilité n’est pas immédiatement démontrée.
Plusieurs « hyperscalers » devraient afficher des free cash-flows négatifs en 2026, les contraignant à se financer par dette ou émissions d’actions.

Cette nouvelle configuration bénéficie à d’autres zones géographiques :
Les marchés émergents – notamment Chine et Amérique Latine.
Le Japon, désormais surpondéré dans de nombreux fonds Monde, soutenu par une politique économique proactive du gouvernement.
Pas l’Inde, fragilisée par sa dépendance aux importations

2. Focus : la correction sévère du secteur logiciel –
Le secteur du logiciel a connu un repli brutal d’environ ‑20 % en seulement quelques semaines. Cette baisse reflète une peur généralisée : celle que l’IA rende obsolètes de nombreux outils logiciels.
Pourtant, cette correction nous semble indiscriminée et ne reflète pas la réalité du secteur :
Tous les logiciels ne sont pas substituables par l’IA.
Dans beaucoup de cas, l’IA renforce la valeur des solutions existantes.

On observe même un phénomène bien connu des économistes : le paradoxe de Jevons. Lorsque la technologie réduit le coût d’un outil, la demande pour cet outil augmente. L’IA pourrait donc, à terme, stimuler la demande de logiciels, plutôt que la réduire.

3. Marchés obligataires : sélectivité indispensable
Dans un environnement où les finances publiques occidentales restent sous tension, nous privilégions :
Les obligations financières,
Les hybrides d’entreprise,
Et la dette émergente, mieux valorisée.
Nous conservons une préférence pour des maturités courtes à intermédiaires, plus sensibles aux baisses de taux attendues de la Fed. Et si les taux montent sur un évènement particulier, là on ira prendre du 5 ou 10 ans.

COMMENTAIRES PAR CLASSE D’ACTIFS chiffres de perf février 2026 – il faut bien garder un point de référence – présentés dans l’ordre de la Reva par Actifs – et c’est une nouvelle liste, on a tout refondu !

1 – Le monétaire : 1,90% en Europe. L’Euribor 3 mois vaut 2,00%, ordre de grandeur pour les dépôts à terme dans vos banques, ou le monétaire en SICAV. La BCE ne bouge pas depuis juin 2025.

2 – les actions – en moyenne 2% sur les nouveaux fonds référencés sur 2026 –
Matières Premières : on garde - BGF World Gold + 29% en dollar !! – les autres métaux suivent avec BlackRock World Mining +26%.

Pays Emergents : Les généralistes se portent bien avec Gemequity +14%, Carmignac Emergents +14%.

Europe : A fond ! FF Nordic +8%, Moneta MMC +4%,  Echiquier Value +5%, mais Renaissance Europe -1%, on est en train de le sortir, pour Echiquier Major +4% – même genre, mais mieux
On va faire un nouveau tandem Moneta/Major pour les PEA.
Les smalls, parmi lesquelles on garde : DNCA Archer +3%, Sextant PME +4%, Eleva Small +5%, et on ajoute Independance Small&Mid +4%.
Les Foncières, le retour : Axa Aedificandi +12%, Oddo Immobilier +9% – rappelons que même Européennes, elles ne sont pas éligibles au PEA.
Et le fameux thème de la Souveraineté, avec Tikehau European Sovereign +7%, et Lazard Sovereignty +13%.

Actions Internationales : l’indice MSCI World fait +1%.
Les généralistes : Piquemal Glob Equities +12%, M&G Global Dividend +6%, qui prennent leur revanche avec une sélection décorrélée des 7M. Echiquier World +1%, on garde pour l’heure.
Les thématiques et la techno bien sous pression : FF Techno +0% résistera, on garde – EDR Big Data -1, en principe il est aussi bien résistant. En revanche les différents Pictet dont Pictet Digital -10%, je crois qu’on va éliminer pour cette année. Et si on faisait plutôt du Echiquier Space +10,63% ?
Et l’armement, en tracker DFND par exemple – on en a aussi en Europe, cela fera l’objet d’une future étude.
Les valeurs de santé et pharma sont inégales, avec Pictet Biotech 0%, EDR Healthcare +3%, on accueille un nouveau Candriam L Oncology aussi +
Le luxe reste pénalisé à court terme par le contexte géopolitique… Pictet Premium Brands -3%.
Les actions US: le FF America +6%, positionné sur les valeurs moyennes, à prix raisonnables. Un bon complément par rapport aux grosses tech des 7M.

3 – Les Obligations et Mixtes –
Taux du 10 ans US à 3,96% (contre 4,17 fin dec25) – On attend encore 1 ou 2 baisses en 2026, pour une cible à 3%.
10 ans Allemand 2,65% (contre 2,85) –
10 ans France 3,22% (contre 3,55). Le spread France Allemagne est revenu vers les 55 points, presque comme avant la dissolution de 2024.
10 ans italien 3,20%, à parité avec la France,
10 ans Japon 2,10% (contre 2,05). Toujours à surveiller.

Les obligations convertibles –
Plus beaucoup en portefeuille cette année, on verra plus tard.
Les fonds flexibles et diversifiés – en moyenne +2% – volatilité 7% –
Eleva Absolute +1,5%, M&G Dynamic Allocation +12%, Moneta L/S +22%
Les obligations crédit – en moyenne +5% – volatilité 7% :
Les généralistes : R CO Credit +4%, M&G Optimal Income +5%.
La catégorie « obligations High Yield » datés ou pas, et « obligations subordonnées » - Tikehau 2027 +1%, R Co Thématic Target 2026 +0,5%, Tikehau European HY +0,7%.
Les obligations Pays Emergents – en moyenne +5% – volatilité 10% –
FF Emerging +3%. acheter.